Accueil > Culture web > L’information payante : l’avenir de la presse en ligne ?

L’information payante : l’avenir de la presse en ligne ?

In order to face up the economic crisis and low advertising receipts, publishers are thinking of a paying version of their newspapers websites. This article is in french but these videos of CNN can gave you a good summary of this topical issue: video1, video2.

timecover

Le contexte :

Crise économique oblige, de plus en plus d’éditeurs songent à rendre payant leur contenu en ligne. Face au déclin des recettes publicitaires et à la faiblesse des revenus générés par celle ci sur internet, la gratuité de l’information en ligne est remise en question.

En 2007, Rupert Murdoch, propriétaire de l’empire News Corp., annonçait que la presse gratuite financée par la publicité était plus rentable qu’un modèle payant. Mais, visiblement, il semble avoir changé d’avis puisqu’il y a quelques jours, il exprimait son intention de rendre payant les sites internet de ses journaux. Selon lui, le site du Wall Street Journal a regroupé un million d’abonnés qui paient environ 100$US par an. Il compte y ajouter un système de micro paiement pour acheter des articles à l’unité et des rubriques Santé et Environnement. Son prochain objectif est d’intégrer ces fonctionnalités au site de l’hebdomadaire britannique Sunday Times fin novembre, puis aux sites de The Sun, The Times et du New York Post par la suite.

Certains journaux ce sont déjà lancés dans les versions payantes comme The Financial Times qui propose la lecture gratuite de 30 articles par mois mais qui, au-delà, invite le lecteur à s’abonner à la formule payante. Le New York Times, quant à lui, étant en difficulté financière, a lancé une étude à ce sujet et l’une des solutions envisagées serait de proposer un accès payant à la version en ligne pour 5$US par mois.

Journalism Online : la solution?

Steven Brill, Gordon Krovitz et Ken Ficara ont décidé de créer une plateforme d’agrégation de contenus à l’échelle mondiale appelée « Journalism Online ». Cela serait la première plateforme commune d’information payante de la presse en ligne et elle pourrait voir le jour d’ici septembre. Le 13 août 2009, le site avait déjà reçu des lettres d’intention de 176 quotidiens et de 330 autres publications, ce qui constitue environ 90 millions de visiteurs mensuels dans les quatre coins du monde. Ce sont certainement les estimations de revenus annuels présentées par les créateurs qui ont convaincus les journaux en si grand nombre. Puisqu’ avec un revenu annuel par abonné compris entre 50 et 100$US, un site avec une audience d’un million de visiteurs uniques peut gagner entre 50 et 100 millions de $US par an si il arrive à convaincre 10% de ses lecteurs à passer à la version payante.

Les trois créateurs proposent également la mise en place d’une solution de micro paiement novatrice et paramétrable, car il faudra au moins ça pour motiver les lecteurs à sortir leur portefeuille…

Deux vidéos pour illustrer :

Lien vers la seconde vidéo

Sources : O1net.com, lefigaro.fr, latribune.fr, CNN.com

Mise à jour, commentaires:

François La Roche

Le 25 août 2009 à 8 h 53 min

Il semble évident, qu’à terme, le rôle des éditeurs de journaux se transformera en rôle de diffuseur de contenu*.

Alors qu’aupravant leur rôle était délimité par un territoire et limité par un choix de media, il sera demain complètement éclaté et ouvert au monde grâce à une diffusion sur le Net et une liberté de consommation via différents appareils de lecture.

Seulement, le mouvement de masse —lire : un changement significatif de comportement de la part des consommateurs— ne se fera sentir que lorsque que ces appareils électroniques de lecture auront évolué. Le iPhone et tutti quanti ne sont qu’un premier pas. À surveiller : la technologie des écrans flexibles…

Quant au modèle d’affaires… qui dit masse de monde, dit pub de masse. Elle restera au milieu de la chaîne économique des services de diffusion de contenu, j’en suis convaincu. Je ne crois simplement pas que le contrôle de la (re)diffusion de contenu original par un modèle d’abonnements mensuels soit réaliste.

Je crois qu’il faudra considéré un modèle radicalement différent de facturation de contenu, par exemple le nano paiement où une unité de contenu (un résumé d’article, par exemple) pourra être facturé à quelques centièmes de cents seulement**. Le consommateur moyen n’acceptera probablement pas de payer plus qu’il ne le fait présentement pour ce qu’il perçoit être la même quantité de contenu original.

Histoire fascinante à suivre. Merci Jamyl pour le sujet.

– – – –
(*) Contenu textuel ET multimedia, ce qui annonce une fusion des media traditionnels de la presse écrite et de la presse électronique. Wow, les changements qui s’en viennent !
(**) Bataille en vue pour la “possession” du consommateur : le diffuseur de contenu sera-t-il aussi le fournisseur de signal ? La convergence mènera-t-elle invariablement à une consolidation des grands joueurs ? You bet !

Eric Plamondon

Le 25 août 2009 à 9 h 32 min

L’entreprise canadienne Newspaperdirect offre, pour une somme modique, de s’abonner aux versions électroniques de divers journaux. Il en coûte une fraction de la version papier, et il est possible de lire des journaux du monde entier. Ils ont plusieurs forfaits, c’est intéressant si vous êtes un lecteur de journaux. Leur site: http://www.newspaperdirect.com/

Simon Hénault

Le 25 août 2009 à 10 h 03 min

Voici ma petite histoire bien simpliste, mais représentative, je crois.J’étais abonné au journal Les Affaires que je lisais fidèlement tous les jeudis. Fini. Depuis, je lis La Presse (sans regarder quelque pub que ce soit), écoute les nouvelles à la télé (en changeant de poste aux annonces) et regarde quelques articles ici et là dans lesaffaires.com et argent.canoe.ca. Je suis donc au courant des nouvelles et des petites histoires locales… même plus que je l’aimerais. Pour les articles de fond toutefois, les sources abondent. Google, blogues, fil RSS… l’information est disponible et se trouve facilement, qu’elle provienne de maisons d’édition ou des entreprises directement (parce que de plus en plus d’entreprises éduquent leurs publics cibles et diffusent du contenu fort intéressant). Alors, pourquoi payer ? Avec la prolifération de contenu sur l’Internet, le produit des grandes maisons d’édition jadis monopolistiques n’est plus leur chasse gardée… and there goes their business model. Qu’en pensez-vous ? Suis-je dans le champs ?

J-f

Le 25 août 2009 à 13 h 02 min

En tout cas, ils vont devoir améliorer leurs contenus tant au niveau qualité, que quantité si ils veulent réussir à facturer beaucoup de gens.

Bref, je ne sais pas comment ils vont s’en sortir, mais je ne crois pas que de facturer les lecteurs va les aider au final. Déjà qu’ils affirment chiffres à l’appuis que de moins en moins de gens les lisent, le fait de facturer.

Peut-être doivent t’ils plut changer de structure ou faire des partenariats stratégique avec des sites, des radios, des télés, des causes sociales.

Publicités
Catégories :Culture web
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. 20 octobre 2014 à 7:09

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :